Byron Kelleher, qu'avez-vous pensé de la victoire de Toulouse contre Perpignan, samedi ?
Guy (Novès) attendait un grand match car l'USAP est une équipe très forte et qui fait une bonne saison. C'était donc important pour nous de gagner.
Et en plus de la victoire, vous prenez le bonus contre un concurrent direct à la qualification ?
Nous sommes très contents de cela aussi. C'était difficile de rentrer dans le match avec un coup d'envoi à 15h00. On enchaîne les matchs une fois à 21h00, une fois à 18h00 etc... C'est très difficile d'y être mentalement à chaque fois. Mais samedi, avec ces conditions idéales, c'était très agréable de jouer.
Vous gagnez du temps de jeu pendant le Tournoi. Est-ce que cela vous permet de mieux vous intégrer au système de jeu ?
J'ai une meilleure compréhension du jeu et, bien sûr, je m'intègre mieux dans l'équipe. On ne joue pas seulement sur le physique du joueur, mais plus sur la continuité du jeu pour garder le ballon vivant. C'est l'esprit de Toulouse : un maximum de rugby et toujours avec le ballon.
Trouvez-vous des similitudes avec le jeu des All-Blacks ?
Bien sûr, les similitudes sont nombreuses entre les deux styles de jeu.
« Je suis très heureux »
Etes-vous au courant de la rumeur selon laquelle le Sud-Africain John Smit éprouverait des difficultés à s'adapter à son nouveau mode de vie à Clermont ?
Non, je ne suis pas au courant de ces rumeurs mais en ce qui me concerne je suis très content ici.
Vous adaptez-vous à la philosophie de jeu française ?
J'ai commencé à m'intégrer complètement à l'équipe. J'améliore mes performances au fil des matchs et du temps du jeu. Ici, on joue surtout pour créer et jouer dans les intervalles. Le coach est content de ma défense très physique qui permet d'amener des joueurs au sol et de ralentir le jeu adverse.
Pensez-vous qu'il y a une barrière culturelle pour un joueur étranger ici ?
Oui, c'est très difficile pour quelqu'un qui vient d'ailleurs, spécialement de Nouvelle-Zélande, qui est un tout petit pays dont tout le monde connaît le rugby et le type de jeu pratiqué. Il faut réussir à être accepté par l'équipe et s'intégrer à son style de jeu. Il est très difficile de s'adapter au jeu français. Je me suis remis en question après dix, douze années à jouer dans mon pays où le jeu est quand même différent. Mais j'apprends le français et la culture française. Après quelque temps, tu te dis, c'est vraiment fantastique. Je suis très heureux maintenant.
Est-ce important de parler français quand on dirige le jeu ?
Bien sûr, c'est très important mais ça prend du temps. J'espère vraiment que ça ira dans six petits mois.
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Photo : Stadetoulousain.fr .Clichés réaliser par Colin Saint-Chamant.(source Stadetoulousain.fr)



